Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU tenue ce vendredi, de lourdes accusations ont été portées contre le Rwanda par le représentant permanent des États-Unis, Michael Waltz. Ce dernier a pointé du doigt le président rwandais Paul Kagame, l’accusant d’avoir activement « participé à la planification et à l’exécution de la guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo ».
Washington désigne Kigali comme le principal instigateur de l’instabilité persistante dans cette partie du territoire congolais, notamment à travers son soutien aux rebelles du M23.
Selon les autorités américaines, le Rwanda exerce un contrôle opérationnel sur les groupes armés M23 et AFC depuis 2021. Un soutien militaire massif leur serait apporté, incluant logistique, entraînement et déploiement de plusieurs milliers de soldats sur le terrain.
Plus grave encore, les États-Unis affirment que Kigali aurait récemment engagé des armes sophistiquées dans les affrontements contre les Forces armées de la RDC (FARDC), notamment des missiles sol-air et des drones.
Ces accusations renforcent les tensions diplomatiques déjà vives entre Kinshasa et Kigali, et relancent le débat sur les responsabilités dans la crise sécuritaire de l’Est congolais.
Marc Lutshiaka ✍

