Les travaux de la Table Ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat ont démarré ce Mardi 18 novembre au Chapiteau de l’Assemblée nationale. L’événement, qui a mobilisé autorités, diaspora et représentants du Congo profond, a été officiellement ouvert sous la houlette du Chef de l’État, Son Excellence Félix Tshisekedi.
Dès les premières heures, le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises (PME), Justin Kalumba, s’est imposé comme la figure centrale de cette rencontre en livrant un diagnostic sans appel de la situation nationale.
Louant l’initiative qui a permis cette organisation, le Ministre Kalumba a révélé en exclusivité les douze (12) fléaux adoptés par le Gouvernement en Conseil des Ministres, sous la conduite du Garant de la Nation, et qui constituent désormais le socle de la réflexion.
Son exposé, perçu comme un électrochoc, a mis les participants face à un constat d’urgence. Le « Contraste Aberrant » et la Faillite Structurelle Le Ministre Kalumba a pointé du doigt le contraste aberrant entre un pays considéré comme le « coffre-fort universel », avec une population colossale de 110 millions d’habitants (dont 65% de jeunes), et un taux de chômage qui frappe durement la jeunesse, les femmes et les personnes vivant avec handicap.
Il a déploré l’absence d’un tableau de bord de pilotage des statistiques d’emploi « difficilement lisibles », exigeant un monitoring précis. Concernant l’éducation et la formation, le ministre des PME a martelé l’inadéquation structurelle entre l’offre et la demande.
Il a souligné que, si les facultés de droit et de médecine sont nécessaires, il est impératif de multiplier les écoles de métier et d’exposer les collégiens et lycéens, et non pas seulement les étudiants en licence (système LMD), aux stages de découverte de la production et des métiers.
Dans un ton ferme, Justin Kalumba a exigé la suppression des discriminations tribales, régionales, politiques et religieuses qui « barricadent » le chemin de l’emploi. Il a qualifié de « contradiction » la forme de discrimination la plus sévère : l’exigence de l’expérience professionnelle pour des jeunes diplômés qui n’ont pas encore eu l’occasion de travailler.
Le Ministre Kalumba a également dénoncé les conséquences dramatiques de ce chômage massif : la ruée vers la politique, considérée à tort comme l’ascenseur social le plus rapide, ou encore vers l’immigration, vues comme un projet de vie par nombre de jeunes. « C’est inacceptable », a-t-il affirmé.
Les autres fléaux dévoilés portent sur :
– La problématique de la rémunération qui ne permet pas de vivre décemment ni de bénéficier d’une retraite reposante (réformes engagées par le Président sur ce point).
– La prédominance de l’informel, alimentée par les réflexes de survie.
– L’insuffisance des structures de capacitation entrepreneuriale, de financement et de garantie d’accès au marché, le tout dans un environnement des affaires jugé « toxique, surtout fiscalement parlant ».
– L’éparpillement des initiatives et des plans, souvent antagonistes, aboutissant à une espèce d’immobilisme sur le terrain.
Après ce diagnostic rigoureux, le Ministre des PME, Justin Kalumba, a conclu en demandant aux participants de travailler « correctement à cette table ronde pour les nouvelles projections », avec l’instruction claire du Chef de l’État de « sortir de ces cartons de fléaux ».
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