Kinshasa – Le climat politique congolais vient de connaître un nouveau tournant majeur. Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a annoncé, ce vendredi, la suspension immédiate des activités de plusieurs partis politiques d’opposition ayant signé la récente déclaration de Nairobi, initiative politique portée autour de l’ancien président Joseph Kabila.
Dans une décision jugée « urgente », relayée notamment par des sources proches du ministère de l’Intérieur, les partis concernés sont accusés d’activités jugées contraires à l’ordre républicain. Il s’agit notamment de :
- PPRD, de Joseph Kabila
- LGD, de Matata Ponyo
- Piste pour l’Émergence, de Seth Kikuni
- AAP, de Théophile Mbemba
- UDA, de Claudel André Lubaya
- MPCR, de Jean-Claude Vuemba
- ATD, de José Makila
- MLP, de Franck Diongo
- Et une coalition de formations : COFEDEC, PNEC, UPC et ADCP
Le ministre de l’Intérieur aurait par ailleurs saisi le Conseil d’État afin d’initier une procédure de dissolution de tous ces partis politiques, selon des informations concordantes.
Cette mesure radicale suscite déjà des réactions dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux, certains dénonçant une dérive autoritaire, tandis que d’autres y voient une réponse à une menace politique présumée.
L’opposition réunie autour de Nairobi promet de faire entendre sa voix dans les prochaines heures.
Marc Lutshiaka ✍
