La ministre des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, a entamé une mission humanitaire d’envergure dans la province de la Tshopo, où plusieurs communautés continuent de subir les conséquences dramatiques des récents conflits intercommunautaires.
Cette mission, qui la conduit notamment à Kisangani et à Yahuma, vise à apporter une assistance urgente aux populations touchées et à encourager des solutions durables après les réconciliations engagées.
À Kisangani : au chevet des déplacés Lengola et Mbole
Dès son arrivée à Kisangani, Ève Bazaiba s’est rendue au site de déplacés de la Paroisse Saint Gabriel, où vivent encore des familles ayant fui les violences ayant opposé les communautés Lengola et Mbole.
La VPM a échangé avec les victimes, écouté leurs besoins et supervisé la distribution de l’aide humanitaire envoyée par le Gouvernement central.
« Je serai au chevet des déplacés de guerre et des victimes des conflits entre les communautés Lengola et Mbole », a-t-elle déclaré.
Elle a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de l’assistance ponctuelle :
« Il faut à présent des solutions durables après la réconciliation », a affirmé Mme Bazaiba, rappelant que la stabilité sociale exige un accompagnement soutenu, notamment en matière de relocalisation, de réinsertion et de sécurisation.
À Yahuma : soutenir les communautés encore fragilisées

La mission se poursuit dans le territoire de Yahuma, également frappé par des conflits récents.
Là encore, Ève Bazaiba prévoit de rencontrer les communautés locales, d’évaluer l’ampleur des besoins humanitaires et de coordonner l’acheminement de l’aide.
Elle a réitéré que la priorité du Gouvernement est non seulement de répondre à l’urgence humanitaire, mais aussi de favoriser une paix communautaire durable, indispensable au développement de la Tshopo.
Une mission sous le signe de l’humanisme et de la réconciliation
La visite de la VPM s’inscrit dans une démarche plus large de consolidation de la paix dans la région.
En apportant une assistance directe aux populations meurtries, le Gouvernement veut montrer que la réponse aux crises communautaires ne peut pas se limiter aux discours, mais doit s’appuyer sur des actions concrètes, visibles et suivies.
Pour les communautés Lengola, Mbole et Yahuma, l’arrivée d’Ève Bazaiba constitue un signal d’espoir et un engagement clair de l’État à leurs côtés.
Rédaction
